
Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs
| Goomer | |||
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Professeure Auror Photographe ![]() ![]() Adulte
PJS de Sixtine St.James |
Titre : Goomer
Créé : 10/07/2025 à 23:12:00 - Modifié : 10/07/2025 à 23:16:16 [Bannière à venir]
Son bureau, niché au fond des serres, était à son image. Elégant, raffiné, empreint d’une magie subtile. Des plantes luxuriantes ornaient les étagères. Une douce lumière baignait la pièce, filtrée par les feuillages, tandis qu’un tourne-disque jouait un air ancien aux sonorités feutrées. Assise derrière un bureau en bois foncé patiné par le temps, Hellia corrigeait des copies d’une écriture vive, les sourcils froncés. Son regard roulait parfois vers le plafond, trahissant une lassitude certaine. Sur un coin du bureau, une baguette attendait, posée avec soin. C’était celle du jeune Gryffondor à qui elle l'avait confisquée quelques jours plus tôt après la démonstration à laquelle il s'était livré en compagnie de sa fille. Un peu plus tôt, elle avait chargé un élève de Gryffondor de cinquième année de transmettre un message à Arsene. Miss St.James l’attendait dans son bureau, sans délai et elle n'était pas connue pour sa patience. RP avec Arsene, pas d'intervention souhaitée. |
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![]() ![]() 1re année
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Titre : Re : Goomer
Créé : 15/07/2025 à 19:28:22 - Modifié : 21/07/2025 à 21:20:23
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Professeure Auror Photographe ![]() ![]() Adulte
PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Goomer
Créé : 15/07/2025 à 23:25:15 Un peu plus d’une année auparavant, la mort avait fauché trois vies, laissant derrière elle les cendres d’une famille et le silence pesant d’un deuil que personne n’avait vu venir. Un drame de plus dans un monde qui n’en manquait pas, mais cette fois, ce n’était pas un simple fait divers. Cette fois, c’étaient deux de ses amis et leur fille, des âmes liées au Coven, qui avaient été arrachées à l’existence trop tôt, trop brutalement. Laissant derrière eux un enfant. Un garçon, seul, qu’on s’apprêtait à expédier dans un orphelinat comme on jette un vêtement trop petit dans un vieux carton. Une absurdité froide et administrative que les parents de ce dernier n’auraient jamais tolérée, de cela, elle en avait été certaine. Alors, elle qui n’ouvrait la porte de son foyer qu’avec une prudence farouche, lui avait ouvert la porte et l'avait accueilli dans sa famille. Et depuis, Arsene et Sixtine apprenaient à s'apprivoiser. Non pas comme on le fait naturellement, mais comme on réapprend à marcher après une chute. En boitant, en râlant, en tombant encore. Lui devait composer avec un monde qui n’était plus le sien. Des couloirs inconnus, des règles tacites, une chambre qui n’avait pas l’odeur de son enfance. Elle, devait céder une place qu’on ne lui avait jamais demandé de partager. Les éclats de voix, les silences obstinés, les portes qui claquaient, la Fourchelang découvrait tout cela et là où d’autres y auraient vu une source d’exaspération, elle, y voyait le tumulte de deux cœurs qui cherchaient encore leur rythme commun. Ce soir-là, dans la lumière diffuse de son bureau, elle leva les yeux vers Arsene. Il se tenait là, droit comme une ronce, l’orgueil en bandoulière et l’ombre d’un sourire insolent au coin des lèvres. Un regard à la fois coupable et prêt à se défendre jusqu’à la dernière syllabe. Une étincelle amusée traversa les prunelles vertes et froides d’Hellia. Et je suppose que c’est exactement ce que Sixtine va me dire à ton sujet. Du bout des doigts, elle attrapa la baguette du garçon posée sur le coin du bureau, la fit tourner dans sa paume avec une lenteur calculée, puis désigna d’un geste le fauteuil face à elle. Chez elle, les punitions n’étaient pas un réflexe. Elle voulait qu’ils parlent, qu’ils apprennent à se sentir en sécurité et en confiance. Qu'ils connaissent une enfance dont elle n'avait pas bénéficié. Elle ne veut toujours pas jouer avec toi ? Demanda-t-elle enfin, dans un demi-sourire qui oscillait entre l’ironie et la compassion. |
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![]() ![]() 1re année
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Titre : Re : Goomer
Créé : 22/07/2025 à 18:38:38
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Styliste ![]() ![]() 6e année
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Titre : Re : Goomer
Créé : 22/07/2025 à 19:39:35 Cette litanie ne tomba pas dans l’oreille d’une sourde puisqu’elle percuta Sixtine de plein fouet, au moment même où elle franchissait le seuil du bureau de sa mère. Son regard bleu s'assombrit aussitôt, virant à l’orage. Sans réfléchir, elle envoya un coup de coude sec dans les côtes d’Arsene, le foudroyant d’un regard incendiaire. KEITH N’EST PAS DU TOUT MOCHE ! ET IL N’EST PAS DU TOUT COLLANT ! Le ton était monté si vite que l’écho résonnait dans le silence du bureau. Rouge de frustration, La Préfète venait de hurler en oubliant complètement l’existence de sa mère, pourtant bien présente, installée derrière son bureau, un sourcil arqué et une tasse de thé, qu’elle venait de se servir, suspendue à mi-chemin de ses lèvres. Non. Keith n’était pas collant. Il était parfait. Prévenant. Intelligent. Pas comme son idiot de petit frère qui s’incrustait dans sa vie comme une mauvaise herbe dans une serre impeccable. Elle sentait encore la terre dans ses cheveux, malgré deux shampoings et un masque capillaire. C’est TOI qui es collant ! Ajouta-t-elle alors en tamponnant le torse du jeune garçon du bout de son index. Tu me suis partout, tout le temps ! Tu m’as lancé des oiseaux dessus ! DES OISEAUX ! Elle en haletait presque. Et comme si tout ça ne suffisait pas : Et en plus... EN PLUS...
Elle butait sur les mots. Cherchant quelque chose de pire. Quelque chose d’absolument irréfutable. TU ES UN GRYFFONDOR !
L’insulte suprême. Elle le cracha comme un sortilège interdit, tandis qu’Orphée, lovée non loin, poussait un sifflement d’agacement. Et dans un coin du bureau, Hellia, imperturbable, prit une gorgée de thé en murmurant : Charmant. Vraiment. |
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![]() ![]() 1re année
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Titre : Re : Goomer
Créé : 22/07/2025 à 21:54:27
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Professeure Auror Photographe ![]() ![]() Adulte
PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Goomer
Créé : 22/07/2025 à 23:20:12 La scène qui se jouait dans son bureau aurait mérité bien mieux que le huis clos d’un mur végétal. Sur les planches d’un théâtre, elle aurait sans peine arraché les rires du public, tant elle frôlait l’absurde. En d’autres temps, celui où elle dirigeait la maison Serpentard, elle aurait déjà envoyé les deux jeunes gens plonger la tête la première dans les eaux sombres du lac noir, histoire de rafraîchir leurs idées. Mais cette fois, les protagonistes de cette comédie n’étaient ni des élèves quelconques, ni de simples fauteurs de troubles. Ils étaient ses enfants. D’ordinaire dotés d’un minimum de bon sens. Manifestement pas aujourd’hui. Arsene, visiblement très inspiré, poursuivait son imitation, agrippé à un coussin qu’il faisait mine d’embrasser avec un excès de romantisme tout à fait suspect. En face, Sixtine fulminait, le visage cramoisi, les bras croisés comme des remparts. Hellia, quant à elle, dissimulait non sans peine, un rire derrière la courbe de sa main avant de poser la paume à plat sur le bureau dans un claquement sec. Le son claquant dans la pièce réclamait un silence immédiat et instantanément, le silence se fit. Orphée, jusque-là lovée sous un meuble, siffla doucement, avant de glisser avec une lenteur souveraine vers la sortie. Je n’ai pas ta patience, siffla-t-elle en quittant le bureau de sa maîtresse, habituellement plus calme. Et en vérité, Hellia non plus ne se reconnaissait guère dans la patience presque surhumaine qu’elle déployait ces derniers mois. Sixtine bouillonnait encore, ses yeux lançant des éclairs, et Arsene tenait toujours son pauvre coussin maltraité. La Fourchelang se leva lentement, contournant son bureau avec la grâce silencieuse d’une tempête en approche, et s’arrêta devant eux, son regard planté dans le leur. Ses prunelles vertes oscillant entre autorité et malice. Vous avez terminé ? Une question à laquelle, elle ne leur laissa pas le luxe d’une réponse. Vous vous comportez comme deux enfants. Ce qui, dans le cas d’Arsene, reste biologiquement acceptable. Son regard se tourna vers sa fille. Mais dans le tien, Sixtine, c’est plus décevant. La jeune fille ouvrit la bouche, prête à riposter. Non. Je ne veux pas savoir. Ton frère réclame ton attention, maladroitement, certes, mais sincèrement. Et vous allez devoir, tous les deux, apprendre à composer avec vos tempêtes respectives. Parce qu’il est hors de question que vous continuiez ainsi. Et surtout, parce que vos baguettes ne vous seront rendues qu’à ce prix. Une idée se profilait alors dans son esprit. Voilà ce que je vous propose. Une semaine. Une seule. Sans dispute. Pas d’éclats, pas de cris, pas d’oreillers embrassés, ni de terre envoyée au visage. Si vous y parvenez, non seulement vous récupérerez vos baguettes, mais je vous emmène tous les deux hors de Poudlard. Elle laissa ses mots faire leur chemin dans leurs esprits avant de lâcher, avec une douceur volontairement tentante. Nous pourrions passer un week-end en famille à Edwinstowe dans le Nottinghamshire. Il y a une forêt peuplée de créatures que tu vas adorer découvrir, Arsene. Et un musée local que tu avais envie de découvrir, Sixtine, si mes souvenirs sont bons. Croisant les bras, l’ombre d’un sourire effleurant le coin de ses lèvres, elle demanda : Qu’en dites-vous ?
Elle savait qu’elle venait d’installer devant eux un marché irrésistible. Mais ce n’était pas qu’un jeu, ni même une récompense. C’était une leçon. Celle de l’écoute. De la patience. Et, surtout, celle de l’amour qu’on apprend à construire, faute de l’avoir reçu sans heurts. |
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Styliste ![]() ![]() 6e année
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Titre : Re : Goomer
Créé : 26/07/2025 à 00:56:33 Un week-end en famille ? Avec lui ? Non merci. Elle le supportait déjà au quotidien depuis plus d’un an, et c’était un miracle qu’il soit encore en un seul morceau. Mais il y avait sa baguette gardée en otage par sa mère. Et elle voulait absolument la récupérer, même si cela signifiait passer deux jours entiers avec ce parasite insolent. Tant pis, elle trouverait un moyen de s'en débarrasser. Le perdre dans la forêt, par exemple. Une brume épaisse, une boussole truquée, un chemin qui bifurque et elle libre, enfin, pour visiter ce fichu musée en paix. Mais hors de question de se rendre trop vite. Elle devait garder la tête haute, afficher l’air digne de celle qu’on force à céder, qu’on contraint à faire un effort héroïque pour le bien commun. Pas celle qui capitule. Jamais. Bras croisés comme une statue de marbre, elle le fusillait du regard. Et pourtant, au fond de son silence grondait déjà une étincelle. Un sourire provocateur s’étirait lentement sur ses lèvres. Celui qu’on devinait avant même qu’il n’arrive. Un week-end en famille ? Elle aurait pu s’arrêter là, mais sa raison, comme souvent, cédait la place à son goût pour asticoter son frère. Arsen sera du voyage lui aussi ? Pas Arsene toi, hein. L’autre Arsen. Celui de maman. Le prof de Langues. Tu savais pas ? Faisant mine de rien en s'attachant les cheveux avec un regard déjà victorieux, Sixtine savourait chaque seconde de silence tendu. Puis, dans un murmure doucereux, elle planta le clou : Tu n’es plus son unique petit chouchou.
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![]() ![]() 1re année
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Titre : Re : Goomer
Créé : 01/08/2025 à 19:17:42
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Styliste ![]() ![]() 6e année
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Titre : Re : Goomer
Créé : 02/08/2025 à 14:23:09 Alors que le coussin meurtrier retombait mollement à ses pieds, Sixtine lança un regard assassin à son frère. Comment osait-il ? Ce geste puéril méritait, à son sens, une punition exemplaire. Si seulement elle avait sa baguette, elle lui aurait fait cracher des limaces jusqu’à ce que son ego dégonfle. Mais elle ne l’avait pas et ça, c’était encore sa faute à lui. Tout en ravalant sa frustration, elle le vit s’approcher de leur mère pour l’enlacer. Une pointe, presque imperceptible de jalousie, s'insinua dans sa poitrine, sournoise, lui faisant serrer les dents. C’était toujours comme ça. Il avait ce don de tout accaparer. L’espace, l’attention, l’affection. Il n’était qu’un enfant, au fond. Un enfant qui ne comprenait rien aux émotions des autres. Ou plutôt, qui s’en moquait royalement. Il marchait dessus comme sur des feuilles mortes. Il écrasait tout ce qu’il ne comprenait pas. Elle, en particulier. Et quand elle vit l’ombre de déception passer sur son visage à l’idée de ne plus être le seul dans la vie de leur mère, un sourire satisfait aurait pu retrousser ses lèvres, mais à la place, ses poings se serrèrent brusquement alors qu’il exigeait, comme un prince outragé, que Keith et le professeur de Langues ne soient pas du voyage. Et elle savait qu’elle n’avait pas besoin de regarder Hellia pour comprendre. Sa mère allait céder, une fois de plus. Alors, sans un regard supplémentaire, sans un mot, elle tourna les talons et quitta le bureau sans en claquer la porte. Cela s'apparenterait bien trop à un cri d’impuissance, une faiblesse qu’elle refusait de concéder. Le silence avait plus de force que n’importe quel éclat de voix, plus d’impact que n’importe quel discours dramatique à propos de ses sentiments. Elle marchait vite, ses pas précipités frappant les dalles des serres comme un battement de cœur blessé. Elle fuyait, non pas par lâcheté, mais pour ne pas exploser. Pour ne pas lui offrir ce pouvoir. Et puis Keith l’attendait dans leur Salle Commune. Et lui, au moins, la comprenait sans qu’elle n’ait besoin de parler, sans qu’elle n’ait à justifier ses silences. Il était là, indubitablement. |
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Professeure Auror Photographe ![]() ![]() Adulte
PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Goomer
Créé : 03/08/2025 à 23:13:35 L’étreinte d’Arsene la prit de court, la figeant l’espace d’un battement de cœur. Peu de situations, dans sa vie, avaient su la désarçonner. Ce n’était pas tant le geste d’affection qui la bouleversait, Sixtine, enfant, s’était souvent réfugiée dans ses bras, mais bien le fait qu’il vienne de lui. De ce garçon farouche aux épaules trop tôt alourdies par le deuil. Elle revit en un éclair l’enfant mutique qu’elle avait accueilli peu après la tragédie. À l’époque, elle ne s’était pas faite d’illusions, elle ne serait ni son réconfort immédiat, ni un baume miraculeux sur ses plaies à vif. Elle n’avait pas tenté de combler le vide par des mots ni de se glisser dans un rôle qui ne serait pas le sien. Elle lui avait simplement offert un foyer et un toit. Le silence quand il le réclamait, une présence quand il l’acceptait. Une famille, sans condition ni exigence. Elle n’avait jamais attendu sa confiance. Et pourtant. Le lien s’était tissé, lentement, discrètement, mais profondément. Elle n’avait pas besoin de sonder son esprit grâce à la Legilimancie pour savoir ce qu’elle représentait désormais pour lui, il suffisait d’observer la façon qu’il avait de la regarder. Ce regard-là, celui qu’il lui adressait à cet instant précis. Il cherchait, au fond de ses yeux, la vérité derrière les paroles de Sixtine. Alors, lentement, ses bras se refermèrent autour de lui. Elle accueillit son fils contre elle. Mais l’instant ne dura qu’une seconde suspendue. Déjà, Arsene se dérobait, les traits crispés, comme blessé à l’idée qu’elle puisse accorder son amour à un autre. La déception passa dans ses prunelles comme un voile d’ombre. Elle n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche que déjà, le coussin fusait en direction de Sixtine. Elle assista à la scène sans dire un mot. L’assaut improvisé, la sortie théâtrale de sa fille, puis le silence qui retomba, aussi dense qu’un rideau tiré. Son regard glissa vers Arsene avec un soupçon de reproche. Tu sais, il existe une méthode beaucoup plus civilisée pour dire à ta soeur que tu as envie de passer du temps avec elle. Mais déjà, un sourire étirait ses lèvres. Il avait ce tempérament à la fois brut et désarmant, cet entêtement à ne jamais perdre de vue ce qui comptait vraiment. Même au cœur de la confusion, il savait ce qu’il voulait. Ils ne viendront pas.
La Fourchelang doutait que Arsen ait réellement envie de partager un week-end complet avec ses deux enfants. Quant à Keith, le moment des présentations officielles appartenait à Sixtine seule. Concernant ta baguette, tu connais déjà les conditions que tu dois réunir pour la récupérer. Et tu n’es pas sur la bonne voie. Son ton s’adoucit tandis qu’elle tendait l’index vers la baguette posée sur le coin du bureau. En revanche, si tu t’abstiens de transformer ta soeur en cible mouvante pendant une semaine elle est à toi. Un clin d’œil ponctua sa phrase, complice, presque tendre. Et déjà, elle guettait sa réaction, car avec Arsene, elle le savait désormais, rien ne se terminait jamais comme on l’avait prévu. |
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![]() ![]() 1re année
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Titre : Re : Goomer
Créé : 19/10/2025 à 16:30:54
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Styliste ![]() ![]() 6e année
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Titre : Re : Goomer
Créé : 24/10/2025 à 13:32:25 Edwinstone, une semaine plus tard. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le beau temps n’était pas au rendez-vous. Une fine pluie grise tombait sur le Nottinghamshire et Sixtine, arrivée à l’heure, pour une fois, sur le lieu du rendez-vous fixé par sa mère, patientait de fort mauvaise grâce. Son pied battait nerveusement la cadence sur les cailloux de l’allée qui menait à une charmante maison en contrebas, dont les volets clos semblaient se moquer de sa ponctualité. Au moins, la météo avait le mérite de refléter parfaitement son humeur. Dans un soupir théâtral, assise sur sa valise détrempée, la Serpentard maudissait intérieurement sa mère et la terre entière. C’était bien joli de lui dire de transplaner jusqu’à ce trou perdu au milieu du Nottinghamshire, mais encore aurait-il fallu lui laisser les clés de cette maudite maison. Se redressant d’un bond, elle balaya les environs du regard. Pas un chat, pas la moindre silhouette à l’horizon. Parfait. Avec un petit mouvement de poignet, elle fit léviter sa valise, bien trop lourde pour qu’elle s’abaisse à la porter elle-même. Et si le Ministère osait se plaindre d’un peu de magie en dehors de l’école, Hellia St. James saurait bien étouffer l’affaire. C’était de sa faute si elle se retrouvait là, après tout. Et puis, franchement, comment les autorités pouvaient-elles deviner qu’elle n’était pas à Poudlard ce week-end ? Ce n’était pas parce qu’elle portait encore la Trace, qu’elle était suivie à la trace. Un haussement d’épaules plus tard, elle s’engagea dans l’allée bordée de buissons gorgés d’eau, la valise flottant docilement derrière elle sous la brume fine. Devant elle se dressait une maisonnette de campagne au charme un peu désuet. Les murs de pierre claire, moussus par endroits, exhalaient cette odeur d’humidité propre aux vieilles bâtisses anglaises. Arrivée devant la porte, la jeune fille posa sa main sur la poignée, qui sans surprise, était verrouillée. Évidemment. Elle leva les yeux au ciel avant de sortir sa baguette d’un geste las. Un murmure plus tard, le loquet céda dans un déclic discret, et Sixtine put enfin pénétrer à l’intérieur, chassant d’un sort l’eau qui perlait sur ses vêtements. Au moins, elle serait au sec. C’était déjà ça. Plusieurs minutes plus tard, la porte s’ouvrit enfin, laissant apparaître sa mère et, bien sûr, son éternelle ombre, Arsène. Heureusement que l’heure du rendez-vous était à seize heures. Sa voix était volontairement mielleuse, tandis qu'elle adressait un regard de reproche aux deux membres de sa famille. Puis, se tournant vers son frère, elle ajouta avec un faux sourire : Je parie que c’est encore de ta faute, pas vrai ? Pas de jaloux, ils étaient tous deux logés à la même enseigne. Dans l’esprit de Sixtine, ce week-end s’annonçait déjà long, boueux et terriblement agaçant. |
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![]() ![]() 1re année
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Titre : Re : Goomer
Créé : 24/12/2025 à 11:22:29
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